06 février 2010
Fresh start
Figé. C'est devenu trop facile. Et répétitif.
Quelques concepts redondants, le ton défini.
Besoin d'un espace encore vierge, de poser la première pierre.
De ce nouveau point de vue.
WORK IN PROGRESS

05 février 2010
Peut-être que l'insomnie est un refuge qui nous trouve lorsque nous cessons de faire le lien, en nous extirpant des notions temporelles. L'occasion de se retrouver, d'apprécier le reflet concis que l'on maîtrise un instant, et d'abandonner un peu de toute cette gravité. Et des visions, toujours des visions.
A suivre.
03 février 2010
Hello world
A la torpeur du réveil, un calque noir sur les yeux. A cette heure où les cieux sont dépourvus de la lune et du soleil. Leur absence plonge dans la pénombre et isole les âmes encore léthargiques. Des gouttes d’eau cristallisent dans mes poumons à cause de cet air glacial qui prolonge le cauchemar, dont je viens d’être arraché par un son répétitif et strident. Mais je ne suis pas encore soumis à l’Ordre, le contexte global. Les Pour, les Contre. La raison, la rationalité, l’ennuie et la fuite, je n’ai pas encore à les affronter. C’est simple. Je suis juste là.
Mais c’est comme tout ce qui m’offre
une cohésion, très succinct.
29 janvier 2010
Et si je ne voulais pas m'en sortir ? Si je ne souhaitais pas m'arracher à cette solitude ? Dès que j'en ai l'occasion, je l'évite. Pas toujours habilement. J'attribuais tous mes comportements à la fuite, mais je ne peux plus feinter de ne pas percevoir cette partie de moi. Celle qui me ridiculise quand je redouble d'efforts, et qui me rappelle quand je suis las que je n'aspire à aucun autre avenir. Je ne me laisse expliquer la construction de l'être que je suis à l'instant t par les fantômes de mon passé. Pourtant ces visions de mes évolutions futures sont si palpables, si concrètes, si probables. La rationalité vient à nouveau à en écraser mes espoirs fictifs. La boucle est bouclée.
03 janvier 2010
Non.
Je suppose que l’on ne peut se laisser guider par la peur, que la fuite est malsaine. C’est ce que de tous côtés j’entends.
En proie à quelques visions horrifiques empreintes d’un incontestable réalisme.
Tu t’y sentiras piégé. T’y vivras une journée sans fin. T’y perdras pied et tu boiras la tasse. Juste pour voir ce que ça fait d’être plus bas que terre. Tu penseras que la répétition du quotidien est rassurante. Tu relativiseras tes drames intérieurs, minimiseras ton existence. Et à la fin, tu seras comme eux.
En ma chair est tatoué ce refus catégorique.
Insignifiance.
Il faut y voir au moins une signification symbolique, une occasion d’estomper ses maux, de se remettre en cause pour repartir agrémenté d’un peu d’espoir et de courage qui sortent d’on ne sait où. Mais que fêtent ceux qui n’attendent pas d’être guidé par un calendrier culturel ? Pourquoi ceux qui prennent des résolutions ne les tiennent-ils jamais ? Arrêtent-ils de réfléchir le reste de l’année ? Ou ne s’agit-il que de se mentir à soi-même par manque d’estime ou de volonté ? Bien maigre consolation d’une célébration décharnée.
Parfois je m'sens plus seul que Donnie.
31 décembre 2009
Paralysie du sommeil, 2)
A 17 heures, au petit matin. L’état hypnopompique et les murs qui tremblent m’encouragent à leur laisser entrevoir ce qui se dissimule derrière leur perception tant erronée. Le noir, qui du sol au plafond recouvre ce qui se trouve autour de moi, réussit à m’immerger en moi-même. Je ne suis plus que l’hôte de ce corps maintenant bien trop large, et je vois. Spectateur des impulsions qui animent mon cerveau, le mécanisme de ma réflexion devient limpide. Je perçois mon fonctionnement, ce que je ne serais jamais en mesure de modifier. Ce qui m’a amené jusqu’ici. Flottant de moins en moins, je finis par regagner mon intégrité corporelle. Cette expérience voit mon pessimisme conforté. Mais nait l’espoir, d’atteindre un jour les puits abyssaux de mon instinct.

